La Gestion mentale : ce changement de regard de la petite enfance à l’âge adulte

12 mai 2017Outils d’accompagnement

Nous tenons à vivement remercier Mr Vieu, Directeur du cmpp de Narbonne, pour son aimable autorisation à partager sur notre blog la conférence à deux voix, celles d' Armelle Géninet et France Pages.

Les conférencières débutent par un ensemble de constats, notamment   la rupture de sens entre l’enfant en maternelle et le passage en primaire.

Elles poursuivent en explicitant les apports de la gestion mentale avec   3concepts fondamentaux   en GM que sont l’évocation, les actes de la connaissance et les couples de projets de sens. De très nombreux exemples viennent illustrer leurs propos.

Un volet important est ensuite abordé :   si la gestion mentale   permet de jeter un regard différent sur le sujet qui apprend, elle nous donne les moyens d’analyser finement l’objet d’apprentissage en termes d’incontournables mentaux, d’obstacles externes et internes.

Cette prise de conscience est d’autant plus importante, poursuivent-elles, qu’elle va imposer au thérapeute ou à celui qui transmet de respecter :  les méthodologies mentales du sujet,  les incontournables de la tâche et enfin  la connaissance  de notre propre fonctionnement mental.

L’évolution de la pensée de l’enfant en maternelle,  en primaire ensuite au  collège et lycée (secondaire en Belgique) est analysée sous l’angle des actes de la connaissance.

Tout au long de la conférence, elles éclairent, illustrent la démarche en gestion mentale soit le changement de regard, démarche  qui  permet  d’aller à la rencontre de l’apprenant,  d’aller le chercher là où il est dans ses contenus de pensée  et dans le sens qu’il met à son activité mentale.

  « Aller le chercher là où il est » précisent-elles, implique   de connaitre, de se former et de maîtriser «  ce superbe outil que nous a livré Antoine  de la Garanderie qu’est le dialogue pédagogique ou cognitif » . 

 Et finalement de conclure « L’expérience nous montre que la gestion mentale enlève à l’échec son caractère de fatalité en donnant au sujet la conscience de son identité mentale et les moyens de son développement. Elle donne aussi une lucidité nouvelle au pédagogue au thérapeute pour comprendre les mécanismes de déstructuration qui affectent un grand nombre de jeunes. »

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Auteur
Anne Françoise Bouillet

Responsable de LCE Formations

Licenciée en logopédie, formatrice agréée en Gestion Mentale, fondatrice et responsable du centre La Courte Echelle & Coordinatrice des Ateliers & Stages.

  • On a pu dire de l'éducation qu'elle n'est ni un dressage ni un fruit de contraintes : éduquer c'est aider l'homme à s'éveiller à lui-même ; c'est sauver sa vocation d'homme ; en somme c'est lui permettre de s'éduquer lui-même.
    Antoine de La Garanderie
  • La peur est l'écran que l'homme met entre lui et sa liberté.
    Antoine de La Garanderie
  • L'évocation est une image mentale, visuelle, auditive ou verbale, par laquelle le sujet rend mentalement présent le monde qui l'entoure, la réalité qui est, ou celle qu'il invente.
    antoine de la garanderie
  • Permettre à l'élève de rencontrer ses pouvoirs de connaître afin qu'il vive un bonheur d'être
    Antoine de la Garanderie
  • Il est évident que la conscience éducatrice, dans sa précipitation, ne pense qu’à présenter des conditions de perception et des modèles d’action. Elle oublie qu’elle a un rôle d’éveilleur de conscience, que la maturité de de l’être humain est principalement d’ordre éducationnel et pas fonctionnel
    Antoine de la Garanderie (colloque d’Angers 1990)